Sur un chantier de trois semaines avec 4 000 € de fournitures à avancer, demander un acompte n'est pas une marque de défiance : c'est une pratique normale que tout client sérieux comprend.
Quel pourcentage demander
Il n'existe pas de plafond légal général : le montant se négocie et figure au devis. En pratique, on observe couramment 30 % à la signature sur un chantier standard, et un découpage en plusieurs situations sur les chantiers longs — par exemple 30 % à la commande, 40 % à mi-parcours, 30 % à la réception.
Le bon repère : l'acompte doit au minimum couvrir vos achats de matériaux. C'est un argument que le client entend, parce qu'il est vérifiable.
L'acompte se prévoit au devis
Rédiger la facture d'acompte
Une facture d'acompte est une facture à part entière : elle porte un numéro de la séquence normale et comporte toutes les mentions obligatoires. Elle doit en outre :
- indiquer clairement qu'il s'agit d'un acompte ;
- référencer le devis correspondant ;
- mentionner le montant total de l'opération et le pourcentage appelé ;
- faire apparaître la TVA au taux applicable aux travaux concernés.
La déduire de la facture de solde
À la fin du chantier, la facture de solde reprend l'intégralité des prestations, puis déduit explicitement les acomptes déjà réglés en les référençant par leur numéro. Le solde à payer apparaît en bas.
Ne facturez jamais uniquement le solde sans rappeler le total et les acomptes : votre client perd la vision d'ensemble, et votre comptabilité aussi.
Et si le chantier est annulé ?
Le sort de l'acompte dépend de ce que prévoit le devis et de la raison de l'annulation. Prévoyez une clause explicite : ce que vous conservez en cas de renoncement du client, et ce que vous remboursez si vous ne pouvez pas exécuter. Une ligne au devis évite un litige entier.